Je suis Plume Obscure, enfant des silences brisés,
Fils des mots qui dansent sur des murs fissurés.
Le slam m’a pris par la main, messager de l’invisible,
Un vagabond du verbe, armé d’un souffle invincible.

Mes premiers pas, je les dois à Ya Salam,
Ce collectif qui forge des étoiles avec des flammes.
Leur verbe, un feu sacré, a gravé en mon âme
Que le slam est un cri qui dépasse les drames.

Sur cette scène, j’ai rencontré des titans,
Des alchimistes des mots, des orfèvres vibrants.
Matador, sculpteur de vérités brutes,
M’a appris à polir mes rimes jusqu’à la lutte.
Son verbe est une lame, son souffle un combat,
Il m’a montré qu’un mot peut renverser un roi.

Grand Corps Malade, avec sa voix grave et profonde,
A donné cadence à mes rêves qui vagabondent.
Ses mots, comme des vagues, caressent et fracassent,
Me rappelant que chaque texte est une trace.

Puis vint Maïssa Mara, le sage tranquille,
Ses rimes, des lames douces, un souffle indélébile.
Il m’a murmuré qu’un poème est un refuge,
Un phare dans la tempête, un pont sans subterfuge.

William Slam Korban, l’orfèvre du sensible,
M’a appris que chaque mot doit être lisible.
Ses vers sont des miroirs, reflets de l’âme,
Des éclats de lumière dans des nuits infâmes.

Al Faruq, prophète des douleurs tues,
Écrit des rimes qui écorchent l’inconnu.
Son slam est une vérité qui saigne et guérit,
Un brasier qui consume mais jamais ne faiblit.

Avec Sëriñ Fàllu Beye et ses Échos Slam,
J’ai trouvé des mots qui scintillent comme des diamants.
Il m’a appris à tordre les silences en éclats,
À graver mes cris dans des murs qui ne tombent pas.

Bamba la Lumière, à travers Dakar Slam,
A soufflé sur ma flamme un vent pur et calme.
Ses rimes sont des rayons qui éclairent les sentiers,
Des mots-lucioles dans un ciel enténébré.

Les Slameurs de l’Éternel, gardiens de la foi,
Ont transformé ma plume en une voix.
Ils m’ont appris à sanctifier chaque vers,
À faire des mots des prières dans l’univers.

Avec J.K.M., le vent de la révolte m’a touché,
Ses mots sont des orages qui ne peuvent s’apaiser.
Il m’a montré qu’un poème peut tout bousculer,
Un séisme de lettres qui ne fait que vibrer.

Aujourd’hui, je suis Plume Obscure, mais mon encre éclaire,
Elle s’élève, portée par des héritages sincères.
Je suis l’enfant de Ya Salam, de Matador, de Maïssa,
De William, de Sëriñ Fàllu, de Bamba, et des étoiles de l’audace.
Leur feu brûle en moi, il nourrit mon destin,
Et dans chaque texte, je fais résonner leurs chemins.