Devenu en quelques années le plus grand rassemblement européen dédié aux plumes africaines et afro-descendantes, le Salon du Livre Africain de Paris (SLAP) s’apprête à faire vibrer la capitale française. Entre hommages aux grands maîtres et mise en lumière de la nouvelle garde, l’événement s’affirme comme un espace vital de dialogue et de découverte.

Depuis sa création, le Salon du Livre Africain de Paris ne cesse de prendre de l’ampleur. En quittant les salons de la Mairie du 6e pour s’installer à la Halle des Blancs Manteaux (Paris 4e), la manifestation a franchi un cap symbolique, accueillant désormais des centaines d’auteurs et des dizaines d’éditeurs venus des quatre coins du globe.

Chaque édition est l’occasion de questionner le monde à travers le prisme de la littérature. Après avoir exploré le thème « Décloisonner les imaginaires, repenser les futurs » en 2024, le salon continue d’ouvrir des fenêtres sur les réalités et les rêves d’un continent en pleine mutation. Que ce soit à travers la question des diasporas, de la mémoire ou de l’engagement politique, les tables rondes du SLAP sont réputées pour la qualité de leurs débats.

Plus qu’un salon, une plateforme d’échange

Au-delà des séances de dédicaces, le SLAP est un véritable laboratoire d’idées. On y vient pour :

  • Rencontrer les grands noms : Des prix Goncourt aux jeunes auteurs auto-édités, toutes les voix comptent.
  • Découvrir l’édition indépendante : De nombreux éditeurs basés sur le continent font le déplacement pour présenter des ouvrages souvent difficiles à trouver en Europe.
  • Assister à des remises de prix : Le salon héberge notamment le Grand Prix Afrique et le Prix du Beau Livre Africain, récompensant l’excellence littéraire et graphique.

L’entrée est généralement libre et gratuite, fidèle à la volonté de son fondateur, Erick Monjour, de rendre la culture accessible au plus grand nombre. C’est un lieu où l’on déconstruit les clichés, où l’on s’émerveille de la diversité des langues (francophones, lusophones, anglophones et langues nationales) et où l’on prend conscience que l’Afrique n’est pas seulement un sujet de livre, mais une force créatrice qui définit les contours du monde de demain.