
La philosophe, poétesse et romancière ivoirienne est décédée le 15 septembre 2026.
C’est une voix singulière de la pensée et des lettres africaines qui s’est tue. La Professeure Tanella Boni est décédée le 15 septembre 2026. Avec elle, la Côte d’Ivoire perd une femme de lettres exceptionnelle, figure majeure de la littérature, de la poésie et de la pensée ivoiriennes et africaines.
Une vie de transmission et de création
Philosophe, universitaire, poétesse, romancière et essayiste, Tanella Boni a consacré une grande partie de sa vie au savoir et à la création. Docteure de l’Université Paris-Sorbonne, elle a enseigné la philosophie à l’Université de Cocody, devenue Université Félix Houphouët-Boigny. Elle a aussi présidé l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire de 1991 à 1997.
Son œuvre, riche et plurielle, embrasse la poésie, le roman, l’essai, la littérature jeunesse et la critique littéraire. Elle y mêle une réflexion constante sur les femmes, la société et le monde contemporain. Une vie de crabe et Matins de couvre-feu comptent parmi ses titres les plus cités.
Un espace de liberté, de conscience et de dignité
Tanella Boni était de ces écrivaines qui ne se contentent pas d’écrire. Elle pensait, questionnait, témoignait et transmettait. De la littérature, elle faisait un espace de liberté, de conscience et de dignité, et n’a jamais cessé d’interroger le monde par la puissance des mots.
Une œuvre qui demeure
Si son corps nous quitte, ses livres, ses pensées et ses mots restent. Son œuvre continuera d’habiter les bibliothèques, les écoles, les universités, les salons littéraires et la mémoire des lecteurs de demain, qui découvriront une femme convaincue que les mots peuvent être des sentinelles de l’espérance.
Les hommages se multiplient à l’endroit de sa famille, de ses proches, de la communauté universitaire et de l’ensemble du monde culturel ivoirien et africain, en deuil d’une des grandes voix de sa littérature.
