La Francophonie est à un tournant de son histoire. Dans un monde en recomposition, où les nations s’interrogent sur leur identité, leur rôle et leur capacité à peser sur le cours des choses, l’espace francophone est une force dormante qui ne demande qu’à se réveiller.

Cet espace, riche de plus de 300 millions de locuteurs répartis sur cinq continents, doit retrouver sa puissance de proposition et de rayonnement. Or, ce renouveau appelle une personnalité capable de conjuguer vision culturelle, engagement politique et charisme intellectuel. Cette personnalité existe : Amadou Lamine Sall.
Héritier naturel de Léopold Sédar Senghor, père fondateur de la Francophonie, Amadou Lamine Sall incarne mieux que quiconque la continuité et l’ambition de cette grande aventure.

Poète majeur, célébré sur tous les continents, il a fait du français une langue de lumière, un instrument de dialogue entre les cultures, un vecteur d’universel.
Son œuvre est reconnue, traduite, honorée, mais surtout vivante : elle porte en elle la voix des peuples, leur mémoire et leur espérance.
La Chine, si loin, vient de l’honorer et de traduire son œuvre poétique en mandarin. Des bancs publics, au pays de Conficius, portent sa poésie et son nom. Amadou Lamine Sall a porté la langue française jusqu’en Chine !
Mais la singularité d’Amadou Lamine Sall réside dans cette alliance rare entre la poésie et l’action, entre l’inspiration et la mise en œuvre concrète. Il a présidé et animé le groupe d’experts chargé de l’évaluation des politiques culturelles du Sénégal depuis son indépendance, donnant à son pays un regard clair sur son parcours et ses perspectives. Il est l’auteur du plan de développement culturel le plus ambitieux jamais conçu au Sénégal, un plan pensé non seulement pour structurer la création, mais aussi pour en faire un levier de développement national et international.
Peu de candidats au poste de Secrétaire général de la Francophonie peuvent se prévaloir d’une telle expérience à la fois stratégique et opérationnelle.
Homme de vision globale, Amadou Lamine Sall a également contribué à faire rayonner la Francophonie à travers l’édition de l’ouvrage “Regard sur la Francophonie”, manifeste vivant d’une communauté linguistique et culturelle ouverte, diverse et solidaire.

Cet engagement éditorial retentissant témoigne de sa capacité à mobiliser les énergies, à fédérer les intelligences et à transformer une idée en un projet porteur.

Au moment où l’Organisation internationale de la Francophonie doit affirmer son rôle sur la scène mondiale, la candidature d’Amadou Lamine Sall n’est pas seulement légitime : elle est nécessaire. Elle répond à une double exigence : celle d’un héritage à honorer, et celle d’une Francophonie à projeter vers l’avenir.
Face aux défis de la mondialisation, aux fractures culturelles et aux bouleversements géopolitiques, il nous faut un leader capable de porter haut la voix de la Francophonie, non comme un simple espace linguistique, mais comme une puissance culturelle et politique de proposition.
Soutenir Amadou Lamine Sall, c’est choisir un poète qui agit, un bâtisseur de ponts culturels, un visionnaire enraciné dans l’histoire de la Francophonie et tendu vers son avenir. C’est croire que la langue française, quand elle est portée par des voix fortes et des politiques ambitieuses, peut redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un ferment d’universalité, de solidarité et de créativité partagée.
Aujourd’hui, plus que jamais, la Francophonie a besoin d’un souffle. Ce souffle porte un nom : Amadou Lamine Sall. Ce poète consacré par l’Academie française, consacré par toute l’Afrique.

Son discours sur la langue française au Québec, lors de ce grand sommet culturel organisé par l’OIF, reste une page d’anthologie ! Lisez-le donc ! Nul n’aura mieux chante cette langue que le fils spirituel attitré de Léopold Sédar Senghor qui disait de lui qu’il était « le meilleur de sa génération. »

Amadou Lamine Sall à la tête de l’OIF, c’est la langue française qui va au bal en tenue africaine, avec le chapeau de Victor Hugo et la canne d’Hampaté Ba, pour dire combien ce grand poète, ami de la France, de Dominique de Villepin, d’Alain Decaux qui a proposé à l’Academie française de le couronner, Jean-Christophe Rufin, et tant d’autres et tant d’autres, est l’homme de l’heure pour réconcilier la Francophonie avec elle-même, avec l’Afrique, avec le cœur des femmes et des hommes de la terre. Emmanuel Macron peut être fier de cette candidature venue de Senghor, du Sénégal porté par des hommes qui veulent changer l’histoire, par l’Afrique qui va encore et encore enrichir le dictionnaire de la langue française avec ces mots venus de langues somptueuses et irradiantes : les langues africaines.

Amadou Lamine Sall arrive à son heure comme grand messager de la langue française, comme réconciliateur, comme créateur, comme rassembleur, comme un soleil, sourire du cœur d’une nouvelle francophonie.
Portons et célébrons la candidature d’Amadou Lamine Sall, ce fils de la grande famille francophone dont l’œuvre et le profil unique, dont une chance pour la Francophonie.


El Hadji Ibrahima sall
Ancien ministre, écrivain, philosophe, économiste
Ancien président de la Commission d’évaluation des politiques publiques du Sénégal
Président de l’université polytechnique de l’Ouest africain
Premier Lauréat du prix de l’Association des Ecrivains du Sénégal (AES)