
Quand l’Université perd la Lumière, sa Loi
Préoccupés par les examens qui se profilent à l’horizon, les étudiants paraissent imperturbables. Pourtant, la voyance, un sujet qui occupe encore l’actualité nationale, ne les laisse pas indifférents. Interpellée sur la question, une étudiante en deuxième année à la faculté de Droit, est catégorique : c’est un «tissu de mensonges». Même son de cloche du côté de son ami qui dit ne pas accorder trop d’importance à cette pratique. «Je n’y crois pas parce qu’il y a des choses qu’ils te disent qui arrivent, mais la majeure partie ce sont des mensonges», a-t-il relevé.
La motivation de leur réponse, la plupart des étudiants rencontrés, la trouve dans la religion. Certains, par contre, fustigent l’attitude des voyants qui, pour se faire de l’argent, sont capables de sortir une histoire qui a tendance à mettre la personne en mal avec les gens de son entourage ou à créer la panique. Un étudiant en Lettres modernes, croisé dans les environs de son Département, n’est pas du tout tendre avec ceux qu’ils appellent les «voyants modernes». Habillé d’une chemise bleue à rayures, casquette sur la tête, Abdoulaye estime que ces derniers ne sont animés que par le souci de se faire de l’argent et une réputation. Pour lui, le 18 juillet doit suffire d’exemple.
dkane

[…] Fatou Diomandé, écrivaine et éditrice ivoirienne. […]