
KANTE était mort. Aucun d’entre eux n’a eu lidée de chercher à identifier le corps pour savoir s’il s’agit bien de l’ange de la mort. C’est un peu plus tard, lorsque KANTE avait cessé de respirer, la tête cassée à plusieurs morceaux, les membres à la moitié se trouvant de l’autre bout de la prison. Ils criaient désormais sans cesse, parlaient de la façon dont ils veulent. Ils chantaient en chœur « on est libre, on est libre ». Le perplexe, c’est que l’on se demandait de quelle liberté parlaient-ils ? Alors qu’ils sont enfermés dans une chambre forte qui est vaccinée contre tout objet lumineux, contre tout ce qui brille. Ici, je pense que le mieux serait de leur comprendre selon leur situation. Envie de leurs comprendre, il faudra tacher comprendre dans quelle situation assujettissante à laquelle ils faisaient tous l’objet. Ce qui veut dire qu’ils sont condamnés deux fois : primo, ils sont dans une condamnation à laquelle ils font tous lobjet sans exception. Deuxio, ils sont à leur tour dans une condamnation occasionnée par l’ange de la mort. Alors, je pense que crier au nom de la liberté, cette liberté est celle de l’emprise de l’ange de la mort. C’est là qu’on pourra comprendre que même des esclaves ont leur esclave. Si tel est le cas, il y’a la liberté de la liberté. Donc, cette liberté dont ils criaient était celle de la liberté, et non la liberté de la liberté. Cette phase reste encore incomprise par beaucoup de société qui pense qu’elles sont libres alors que ce n’est qu’une liberté qui n’est réservée que par l’esclave de l’esclave, mais la liberté de la liberté est une liberté qui rend libre non seulement l’esclave, mais aussi l’esclave de l’esclave.
– Mais attendez, KANTE tu es là ? demanda l’un entre eux.
KANTE ne répondit pas. Il continua de l’appeler encore, toujours rien. Ensuite, personne ne s’intéressait à lui ni de celui dont il était en train d’appeler. Dans le noir, d’une manière à une autre, une amitié avait commencée entre eux, chacun selon leur manière. Bien que personne ne s’intéressait à ce qu’il disait, mais lui, il continuait à l’appeler, puis il dit.
– Je crois que lange de la mort respire encore entre les quatre coins de cette prison.
Cette fois-ci, les gens s’intéressèrent à lui.
– Que viens-tu de dire ? demanda Tamba, les autres écoutant avec suspense.
– Je crois que celui dont nous venons de tuer est KANTE. Cest loin dêtre celui dont nous croyons tous.
– Quest-ce qui te fait dire une telle bêtise ? demanda Fina-Fodéba CAMARA.
– Il ma dit qu’il est KANTÉ de la caste des forgerons. Il disait que de même il est facile pour lui de souder deux fers, il est autant aussi pour n’importe quel objet soudable. Par la force surnaturelle qui lui a été léguée par son père, il disait qu’il est capable de guérir une fracture. C’est avec cette générosité qu’il est parti vers Fanta pour aider son enfant si toute fois la pauvre fille avait la main fracturée. Je crois et j’en suis sure de ce que je crois que Fanta lui a confondu de celui dont nous croyons mort.
La panique et la compassion gagnèrent le cœur de tout le monde. Chacun cherchait désormais non seulement une place loin du côté interdit de la chambre, le côté interdit de la chambre noire dans laquelle tout le monde croyait que se trouve l’ange de la mort, mais aussi se culpabilisait pour le meurtre de KANTE. Pour Fanta était vraiment le pire, elle ne faisait rien, elle s’est assise désolée, le cœur endolori, le visage remplit de larme, la tête bourrée de sentiment mea-culpa.
Dans l’autre côté de la chambre, les autres s’éloignèrent doucement et individuellement sans bruit. Chacun essayait de se sauver tranquillement sans attirer l’attention des autres. Du coup, l’un dentre eux cria violemment. Tout le monde commença à crier comme s’ils venaient d’être attaqués à la fois par l’ange de la mort. Alors que ce dernier n’attendait que le bon moment et cela devait arriver bientôt.
Il est neuf-heures passé de quelques minutes. Le chef de file du réseau de trafic d’homme joignit le gardien de la prison secrète.
– Allo ! Salam. Disait Aboubacar le gardien de la prison à son chef de file Mouammar.
– Salam Aboubacar. Répondit-il.
– Quoi de nouveau aujourd’hui ? Car je m’apprête pour livrer la nourriture de ces clochards noirs.
– Justement ! Je t’appelais justement à propos de cela. Il faut laver la salle aujourd’hui, car un nouvel arrivage est déjà en cours de route. J’en verrai l’équipe de nettoyage après leur dernier repas.
– Soukrane !
– Soukrane.
Dans le téléphone, par des jargons propres de leur groupe de trafiquant, ils conviennent l’exécution sans exception des migrants se trouvant dans la chambre noire. Léquipe d’exécution sera venu quelques minutes seulement après leur repas. Donc, ce qui veut dire, ce repas serait leur dernier repas.
Deux heures passèrent, aucun d’entre eux dans la chambre n’a été agressé par qui que ce soit. Ils s’étaient tranquillement assit, chacun dans son coin, l’esprit préparer pour l’attaque sans délai de leur colocataire de la chambre ténébreuse. Le silence était effectif, l’enfant au bras fracturé ne gémissait même plus. Est-il mort ? On n’en sait rien, mais il ne faisait aucun bruit et non plus sa mère. Dans cet océan de silence et de noir, le cœur rempli de stress, d’amertume pour la mort de KANTE.
Une voix frissonnante et couverte de gémissement et sans aucune trace de peur et d’hésitation se fait attendre.
« Je mappelle Fanta KEITA, j’ai 27 ans, je suis la fille de Mohamed V, je suis originaire de la Guinée-Bissau. Commença Fanta. Je suis issue d’une famille très bien respectée avec une considération de haut niveau, une famille avec une réputation numéro 1 par respect pour sa richesse. Malgré la peur et le regret autant dans les cœurs que dans les têtes, cette introduction de Fanta attira toute attention dans la chambre noire. Mais Fanta n’était pas sure qu’elle est écoutée. Mais elle continuait sur son discours, d’ailleurs est-ce elle racontait pour être écouté ? Elle voulait parler et retracer son parcours, car elle trouvait cela comme le seul moyen pour elle de se détendre et se soulager la conscience de toutes les charges de culpabilité. Le pleur gagnait sur sa voix, ce qui faisait perdre son discours de sa pertinence. Car, d’un moment à l’autre, elle pouvait laisser le discours pour pleurer.
De l’école primaire jusqu’à l’université, j’ai fréquenté des établissements à la mensualité les plus chères du pays. Continua-t-elle. De ma naissance jusqu’à l’âge de 25 ans, je n’ai jamais senti ce que les autres autour de moi appelaient souci, problème, stress, souffrance, maladie, galère.
J’avais tout ce dont j’avais besoin. Largent, j’en avais des millions sur mon compte, la voiture j’en changeais à chaque année, j’avais deux villas dont les papiers sont faits en mon nom, les outils d’études, j’en avais une bibliothèque privée qui contenait au moins sept-cents livres et tous mes professeurs de l’école étaient mes professeurs de révision à domicile ; les vêtements, je n’en achetais pas, j’en prenais dans des boutiques shop de mes parents dans lesquelles les gens étaient payés pour gérer, et je ne m’en souviens plus le nombre exact de ces boutiques, ce qui est net, c’est que la quantité n’est inférieure à deux-cents boutiques.
Mes travaux domestiques étaient faits avant que je ne m’y rends compte. Bref, j’avais tout ce dont les jeunes de mon âge en rêvaient d’avoir, et je vivais une vie dont tous les jeunes gens de mon âge souhaitaient en vivre. Mon père vivait et bien portant, ma mère aussi et ils m’aimaient tous. Je ne m’en souviens pas de nombre de fois ils me disaient tous les deux « Tu es la meilleure chose qui nous soit arrivée dans cette vie ». Je suis une fille unique. Tout allait bien avant leur mort dans un accident de voiture, une année seulement avant la fin de mes études universitaires. Après leur décès, pendant que je luttais contre la douleur de la perte prématurée de mes parents pendant que j’en avais besoin deux, un jeune de même classe que moi à l’université m’est apparu dans la peau d’un super héros. Dans le processus de la digestion de cette douleur, il en a eu le triomphe. Il était tout le temps auprès de moi et au bon moment, il me parlait avec compassion et attention. Il me disait ce que je voulais bien entendre. Bref, il a fait ce que mes parents auraient fait s’ils étaient là. Je voyais en lui, un grand frère, un père, toute ma famille entière d’ailleurs. Désormais, je ne pouvais plus passer une journée sans le voir à mes côtés.
Deux années après notre cycle universitaire, c’est-à-dire l’année surpassée, on a décidé dêtre ensemble pour la vie. J’étais convaincu qu’il prendra soin de moi comme il a toujours fait depuis le décès de mes parents. Je l’aimais comme mes deux parents, son amour pour moi n’avait pas de degré, je l’adorais. Il m’aimait aussi sans doute.
Il s’appelait Ibrahim, Ibrahim DIALLO, moi je l’appelais Ibra par affection, lui aussi m’appelait Fati-Fati. En prononçant ses pseudonymes affectifs par lesquels ils s’appelaient, Fanta fait un coup de sourire stressé sans interrompre l’élan de son discours. Nous avons été plusieurs fois dans son village qui est situé à une centaine de kilomètres de Bissau. En partant, j’apportais beaucoup de choses à ses parents. Le coffre de mes cinq voitures remplit des légumes et des riz de très bonnes qualités, les vêtements, des chaussures, tous de qualité du jamais vu dans leur village. Désormais, cette famille comptait beaucoup pour moi. Dans le village, homme et femme, vieux et enfant, tous sans exception, toutes les familles se trouvant dans ce village, bénéficiait un sac du riz et des condiments à chaque fois que j’y arrivais pour un séjour. Tout le monde m’aimait sur le point que j’y reste dans le village sans me retourner à Bissau.
Ibrahim et moi avions décidé de passer notre lune de miel dans leur village et au sein de leur famille. J’avais construit une villa pour lui dans leur village. Pendant notre lune de miel, ses parents ont décidé que je cuisine pour toute la famille pendant cette période de lune de miel. Ils disaient que c’est leur coutume qui voudrait cela. Or, moi depuis ma naissance jusqu’en ce jour, je n’ai touché à la marmite à plus faute raison cuisiner. Même après la mort de mes parents, je continuais à payer encore les domestiques de ma maison, et certains d’entre eux étaient venus avec moi au village. Mais à la vue de tout ceci, ils mont obligé de faire la cuisine. Je croyais que c’est juste une simple taquinerie. Mais c’était bien le contraire. Pendant que j’étais en train de préparer dans la cuisine fumante, la fille aînée de mon mari, ma belle-sœur, est venue murmurer sous mes oreilles « Ici, on saura si tu es une femme et que tu mérites notre famille. Toute femme qui ne sait pas cuisiner n’est pas une femme, mais plutôt une femme masculine, et ici, dans notre village, les femmes masculines ne méritent que de l’humiliation, donc, évite d’en être une. » Puis elle sortit dehors. Ces mots m’ont causé une douleur que je n’avais jamais ressentie depuis ma naissance. Oui, même plus que la douleur qui ma traversé le cœur quand ils m’ont annoncé la mort de mes parents dans un accident de circulation.
Je ne me suis jamais aussi sentie mal à l’aise comme ce jour. Après le repas le soir, les rimeurs s’annonçait mauvais en ma faveur. Or, savoir qu’une femme ne sait pas faire la cuisine pour eux est une des plus grandes déceptions sans équivoque pour leur communauté. La famille pour me sauver le nom décida d’annoncer que mon talent culinaire est le plus gracieux.
Mais à notre grande surprise, la nouvelle courait un peu partout dans le village qui disait combien de fois mon repas était dépourvu de saveur. On ignorait qui aurait diffusé cette
nouvelle ? « Ta bbelle-sœur sans doute >> Interrompit Tamba avec rapidité. Fanta avant de continuer ria d’abord, puis elle poursuit. Tu vois, j’ai cru et dit la même chose à mon mari. Mais ce n’était exactement le cas. Mon mari était vraiment en colère qu’il a décidé de frapper sa grande sœur. En lui frappant, sa sœur trépassa. La nouvelle s’est rependit partout dans le village jusqu’à le chef-lieu de préfecture. La gendarmerie débarqua pour amener Ibra en prison. Ils l’ont trouvé, ils l’ont embarqué directement vers la prison civile. Quelques jours plus tard, j’ai réussi à corrompre les autorités, ils m’ont remis mon mari puis ils ont dit de fuir pour libérer le pays. Mon mari et moi avions décidé de quitter le pays, avant d’arriver à la frontière de la Guinée-Conakry, notre avis de recherche était partout. Désormais, quelqu’un a décidé balancer les autorités qu’on a réussi à corrompre et moi aussi, désormais j’étais rechercher pour complicité. Voilà comment nous avions quitté le pays. Pour partir loin de la Guinée-Bissau, nous avons décidé de partir en exile en Europe ou en Amérique, mais on n’en avait pas de moyen, tous mes biens étaient saisis par la justice. Cest ainsi, nous sommes arrivées au Mali, nous avions passé six mois dans la région de Tombouctou. Le fruit de nos travaux nous permettait d’économiser quelque sous pour le voyage et une partie pour mes soins médicaux, car ma grossesse avait même date que notre exilé. Deux jours seulement avant que je n’accouche, mon mari est tombé malade. Lendemain, la maladie s’aggravent seconde après seconde. Toute l’économie qu’on avait sur nous pour le voyage avait été dépensée pour qu’il recouvre la santé, mais hélas, le rendez-vous du destin est fatal. Le lendemain dès l’aube, mon Ibra ma quitté. La bouche qui ma annoncé sa mort est la même qui appelée les gens pour me conduire à l’hôpital. Le temps qui sépare le décès d’Ibra à celui de la naissance de notre fille est juste trente minutes. Après la mort d’Ibra, j’ai donc, décidé de continuer ce qu’on avait commencé. Mais la communauté Bambara m’interdit de partir si vite, j’y suis resté jusqu’à ma fille à totaliser ses six mois. Puis une nuit, sans dire au revoir à mes hébergeurs, j’ai suivi la route. Deux jours après mon départ, je me suis retrouvé devant ce groupe de malfrats qui m’ont soutiré toute mon économie en me promettant qu’ils me conduiront jusqu’en Tunisie pour m’embarquer au bord d’un bateau. Deux jours après cela, je me suis retrouvée dans un village de lau-delà à l’état vivant en attendant ma mort prochaine. En tout cas, jamais de ma vie, je n’ai pensé qu’un jour comme tel, une situation comme telle m’arrivera. À présent, je comprends combien de fois ma vie a été remplie de problème par mes parents qui ne m’ont laissé apprendre aucune attitude d’une vraie femme noire. En me laissant dans tout le bien, ils auraient contribué à construire un guet-à-peint qui allais plus tard m’attraper et je n’aurais personne d’entre eux pour me venir au secours. Chaque jour qui passe, je comprends combien de fois je suis responsable de ce qui est arrivé à mon Ibra, à moi, à ma fille qui n’a même pas de prénom d’abord. Car si je n’avais été aussi trop choyée, gâtée par mes parents en laissant les autres faire ce que je devrais faire, tout cela n’allait pas arriver. Car j’aurais bien faire la cuisine et éviter toute discussion dans ma belle-famille. Au départ, je ne cessais de m’en prendre à la coutume de la communauté de mon mari, mais j’ai réalisée à quel point cette coutume est meilleure. J’ai honte de moi-même, de jour en jour, les gens ne cessent de mourir autour de moi et par ma faute. Je ne suis qu’une petite ratée. Je comprends désormais pourquoi les filles comme moi ne sont qu’une malédiction pour de vrais hommes comme Ibra. Je ne méritais pas du tout Ibra, mon Ibra qui a toujours été là pour moi comme il me la promis. Fanta acheva son discours par un pleurnichement prolongé. Tout le monde dans la chambre était rempli de compassion. Mais personne ne disait un mot. « Et les proches de tes parents ? Je veux dire, tes oncles et tes tantes ? » Demanda Noumouso-Sory.
Mes parents avaient leurs proches en Guinée, jamais je n’ai vu un de leurs parents un jour à leur vivant. Continua Fanta. « Et après leur mort ? » continua Noumouso-Sory sur le questionnaire comme pour savoir tout sur le parcours de Fanta.
Fina-Fodéba murmura sous les oreilles de Tamba en disant « Voilà la bonne manière de poser des questions », Tamba ne disait rien, il était sous le choc de la compassion pour Fanta.
Même après leur décès, je n’ai vu personne se présenter un jour devant ma porte me disant qu’il est de la même famille que mon père ou de ma mère. Poursuivit-elle. Mais sauf plus tard, l’amie intime de ma mère m’avait dit que mes grands-parents se sont opposés à l’union de mes parents parce que tout simplement ma mère était issue d’une famille griot et que mon père ne pouvait se marier avec elle étant KEITA. Je ne connais pas grande chose sur la coutume de mes parents, mais ce que je sais, c’est que cette partie de leur coutume mérite une amélioration pour n’est pas dire quelle est mauvaise.
« Qui a donc, dit au villageois que tu ne savais pas préparer ? » Demanda Tamba. Avant que Fanta ne dise quoi que ce soit, Fina-Fodéba comme d’habitude murmura sous ses oreilles « ça, c’est une bonne question ». Tamba intérieurement se sentait mieux.
Fanta ria à la moitié puis elle répondit, la femme d’un des demi-frères de mon mari l’avait dit au village. Celle dont j’aimais plus que tout le monde au village. Celle qui bénéficiait la plus grande partie des cadeaux que j’envoyais au village, ses parents recevaient la plus grande part de mes offres. Malgré tout ce que je faisais pour elle, elle était contre ce que les gens disaient de bien sur moi dans le village. Elle voudrait que j’aie une mauvaise réputation dans le village. Ma belle-sœur était morte pour rien, elle a été accusée. Et je suis responsable de sa mort, car j’ai dit à son frère que c’est elle que je soupçonnais de plus et j’ai répétée à mon mari ce qu’elle ma dit dans la cuisine. Elle termina encore en pleurant. Sa fille couchée sur ses jambes.
« Tu vois maintenant que tu avais donné une réponse hâtive à l’autre question. Un vrai homme analyse une seule question trois à plusieurs fois avant de se prononcer là-dessus. Tu n’as pas besoin d’être rapide en répondant une question, tu as juste besoin de réfléchir pour trouver une bonne réponse, c’est de cela on te récompense en t’accordant de la valeur» dit Fina-Fodéba à Tamba.
Le parcours de Fanta avait donné l’ordre à tout le monde de parler en fermant la porte à la peur et à l’hésitation. « J’invite toutes les jeunes filles par le monde entier, qu’elle soit dans ma condition précédente, ou dans celle dont je suis présentement ou même d’autre condition dont je n’ai jamais connue, de prendre conscience que la vraie femme, une femme digne de noms et de la définition de celui-ci, est celle qui sait comprendre les privilèges du foyer de sa mère et les exigences prochaines du sien. Car le foyer de la mère est une et le foyer de l’enfant en est une autre. Le second est l’image de la première, le second sera meilleur lorsqu’il contribuera pour la réussite du premier.
Faire les tâches ménagères de sa mère, à un autre nom qui est plus joli à entendre que « aider sa mère » ni « la bénédiction » non plus « politesse », mais cette dernière est la meilleure appellation qu’une femme puise entendre et aimer l’entendre jusqu’à la dernière seconde de sa vie. C’est celle de « femme », une fille qui prendra soin du foyer de sa mère en l’aidant dans ses travaux ménagers apprend à devenir une femme vertueuse dans son prochain foyer.
Faire les ménages de sa ma mère ce n’est pas seulement l’aider, mais c’est apprendre à se faire respecter, considérer, aimer, apprécier et apprendre à ton homme d’être monogame. Mais toute fille qui s’enfuit aux travaux ménagers de sa mère, c’est-à-dire négliger le foyer de sa mère fuit à tous ces privilèges cités ci-haut. Soyons sage en comprenant que les petits soins de nos parents qui laissent les enfants autrui et des orphelins à travailler à notre place contribuent à notre chute prochaine. Une dernière phrase de mon dernier conseil. « Vous les jeunes filles à papa ou à maman, prenez conscience de vos sorts plus vite avant que vous ne finissez comme moi ! »>> Termina-t-elle son discours.
Karim Tiro MANSARE
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