
Miss Littérature Afrique. C’est l’un des événements littéraires majeurs de notre temps. Je n’exagère point. Miss Littérature est née au Bénin, grand pays d’Afrique de l’Ouest. Le Bénin est un grand pays. Point. Ce n’est pas un débat. Nous sommes grands même si on nous fait croire que nous sommes petits.
Miss Littérature, dis-je, est née dans ce grand pays d’Afrique à une période où tout projet culturel portant l’indicatif Miss paraît, révoltant, répugnant et chosifiant. C’était plus un business autour du corps de la jeune fille qu’un projet culturel.
C’était dans ce contexte de « dézinguement » total de tout ce qui sent Concours Miss que Carmen Toudonou, comme une blague, lança Miss Littérature. Nous étions en 2016. Quelle audace de la fille d’Avrankou ! Quel courage ! La première édition eut lieu avec plus d’une quarantaine de filles inscrites : collégiennes, lycéennes et étudiantes. Et de 2016 à ce samedi 26 juillet 2025, que de chemins parcourus… que de défis relevés… que d’ambitions honorées. Carmen Toudonou a tenu bon. Malgré tout. Du Bénin, l’initiative s’est exportée vers d’autres horizons. Nous parlons désormais de Miss Littérature Afrique. Carmen Fifamè Toudonou est une Agoodjié.
Et c’est elle la Lauréate que je célébrerai ce samedi soir. C’est elle la Reine de la beauté intelligente que j’applaudirai ce soir.
Dada Carmen, il y a quelques mois, à la faveur d’une rencontre organisée à l’Institut français, tu as essayé de présenter à une autorité de notre ministère de la culture les retombées indiscutables de ton initiative. Cette autorité, l’une des voix les plus écoutées dans notre maison culturelle, très sûre d’elle voulait, à sa prise de parole, à tout prix ingurgiter au public présent que Miss Littérature n’a pas d’impacts. Tu as tenté de lui montrer les résultats probants de ton concours, mais c’était peine perdue. Je me disais intérieurement : Dada, ne te gêne pas. Tes actes parlent. Les impacts du concours Miss Littérature sont énormes et ce sur tous les plans : littéraires, culturelles, socio-économiques. Nous, on les voit.
Air Côte d’Ivoire, depuis Abidjan les voit. N’est-il pas le transporteur officiel de Miss Littérature Afrique 2025 ! Nobila Airport Hôtel les voit. C’est l’hébergeur officiel des Miss. Le vénérable écrivain Kangni Alem les voit. N’a-t-il pas invité les Miss Littérature 2024 du Bénin et du Togo sur son Festival Filbleu ! Et notre Patriarche, le Professeur émérite Adrien Huannou n’est-il pas le Président du Conseil scientifique du concours Miss Littérature ! Et que dire du Président Louis Vlavonou, parrain du concours ! Le Patron de notre Parlement sait que Miss Littérature doit être applaudie et soutenue. C’est ce devoir que nous nous donnons en espérant que nos Officiels du tourisme, des arts et de la culture rejoignent un jour la liste de vos soutiens, de vos partenaires, de vos sponsors.
Carmen Fifamè Toudonou, notre Agoodjié.
Par Gbétchédi Esckil AGBO © Le Vendeur national de livres
