
Il m’est impossible de manger le pain de l’hôte, sans lui dire merci du fond du cœur.
Depuis la belle mort de la revue littéraire, NOTRE LIBRAIRIE, les écrivains africains, et notamment les sénégalais, sont restés sur leur faim. Tels des oiseaux aux ailes brisées, ils ont eu du mal à trouver l’ombrage d’un arbre salvateur.
Pour une longue période de vacance, durant laquelle tout ce qui concerne la littérature est vouée aux oubliettes, certains auteurs ont été sur le point d’être emportés par le déluge décrété par la Force des choses.
Et voilà qu’au bout d’une longue période d’hibernation, Babacar stipendié par je ne sais quel Esprit des Lettres, s’annonce comme un Messie inespéré.
De nouveaux, il pleut une pluie féconde sur les terres arides de la littérature du terroir et d’ailleurs.
Dans un pays où les débats se focalisent sur l’ineptie des élans de « politicards »; la promotion de la bêtise humaine qui fait rage au petit écran et sur les réseaux sociaux, je pousse un ‘ouf » de soulagement, en voyant un professionnel de la communication s’intéresser au sort et au devenir des écrivains et de leurs œuvres.
MERCI SÉNÉGAL NJAAY. MERCI BABACAR.
Mamadou Lamine Sanokho.

CANULARS
Si des canulars de cet acabit perdurent, c’est parce que les dés sont pipés dès le départ. Qui mieux que tous ces techniciens des ministères respectifs de la Culture, du tourisme et de l’artisanat, pourrait nous trouver une « arche de Noé », pour nous sauver du déluge de l’économie culturelle ?
Ne nous croyons surtout pas plus méticuleux que ces « cerbères du Panthéon ». Ils en savent d’ailleur plus que nous, pour débloquer toute situation nébuleuse.
Nous n’avons rien à leur apprendre, concernant les canevas de développement des industries culturelles.
S’ils ne veulent pas de transfert des compétences, au niveau des municipalités de chaque région où département, c’est parce que cela ne les arrange pas du tout.
Alors un Forum du Livre ou autre événement dépendant de leurs institutions respectives, c’est le réveil spontané du « tong-tong » auquel sont habitués les bureaucrates depuis Mathusalem.
N’a -t-on pas étouffé à l’œuf le SYNAC (le syndicat des acteurs culturels du Sénégal).
Je vous l’ai dit : Il y a un éternel dualisme entre le Pouvoir et la Culture, entre le Pouvoir et l’écrivain.
Les bureaucrates ne nous lâcheront jamais les baskets. Ils nous guetteront toujours, tapis à l’ombre, pour mieux rire de la misère des artistes de manière générale.
Oui! Chers collègues ! Ne nous fatiguons même pas! Ce type de canular a été planifié, soupesé, avant d’être servi, comme un beafteak froit dans les médias.
Si le Ministère de la Culture veut à tout moment que les choses bougent, ça bougera d’une manière ou d’une autre. Mais tant que ses OUAILLES décideront qu’il n’ yaura jamais de transfert des compétences, jamais de budget alloué aux centres culturels régionaux, pour le bon fonctionnement des activités du secteur, tout le reste de la chaîne sera à jamais occulté.
Et nous, toujours marginaux, sans Statuts ni couverture de quoi que ce soit, nous resterons toujours les éternels pestiférés, condamnés à mourir de nos belles morts, loin des feux d’artifices des ministères et de leurs bureaucrates.
Mamadou Lamine Sanokho