Mouhamed Mbougar Sarr s’inscrit désormais parmi les grandes voix littéraires du XXIᵉ siècle. Son roman La plus secrète mémoire des hommes, lauréat du prix Goncourt 2021, a été récemment consacré comme l’un des 25 chefs-d’œuvre de la littérature mondiale qui marqueront ce siècle. Une distinction qui place l’œuvre de l’auteur sénégalais dans un panthéon littéraire où elle côtoie des textes majeurs, à l’image de 2666 du chilien Roberto Bolaño.

Par ailleurs, le magazine allemand Der Spiegel a publié, le samedi 22 mars 2025, une liste ambitieuse des 100 meilleurs livres des cent dernières années, de 1925 à 2025. À la 97ᵉ place, Mohamed Mbougar Sarr se distingue une nouvelle fois avec La plus secrète mémoire des hommes, confirmant ainsi l’empreinte durable de son roman sur la littérature mondiale.

Cette reconnaissance, émanant de soixante écrivains, éditeurs, libraires, traducteurs et critiques littéraires internationaux sollicités par Télérama, témoigne de l’ampleur et de l’impact du roman de Sarr sur la littérature contemporaine. La plus secrète mémoire des hommes explore les mystères de la création littéraire, l’exil, la mémoire et l’oubli, à travers la quête d’un jeune écrivain sur les traces d’un auteur disparu, inspiré par le destin réel de Yambo Ouologuem.

Un dialogue littéraire souterrain entre Bolaño et Sarr selon Sami Tchak

L’écrivain togolais Sami Tchak voit dans cette reconnaissance un dialogue littéraire implicite entre deux auteurs majeurs : « Comme un signe dans le sens de la transmission, Mouhamed Mbougar Sarr, avec La plus secrète mémoire des hommes, peut y faire des bises littéraires à celui qui trône en tête avec son 2666, Roberto Bolaño : du Chili au Sénégal, un souterrain dialogue amoureux. »

La présence conjointe de 2666 et La plus secrète mémoire des hommes dans ces classements prestigieux ne relève pas du hasard. Ces deux romans, bien que distincts dans leurs contextes et leurs styles, partagent une même ambition littéraire : sonder les zones d’ombre de la littérature et de l’histoire humaine, entre réalité et fiction. Bolaño et Sarr semblent dialoguer à travers le temps, reliant les continents et les générations par leur quête de vérités cachées dans les pages oubliées de la littérature mondiale.

Le roman de Mbougar se pose ainsi en héritier des grandes fresques littéraires qui scrutent l’histoire et la condition humaine à travers une prose dense et poétique. Avec cette reconnaissance, La plus secrète mémoire des hommes s’impose définitivement comme une œuvre incontournable du XXIᵉ siècle, appelée à marquer les générations futures et à enrichir le patrimoine littéraire mondial.

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