La valeur culturelle et la « mission » sont restées solides à travers le changement de plusieurs sièges, jusqu’à l’Oratoire de Zamberto

Un fait particulier survient presque toujours autour de Plaisance : une ville et un territoire qui émergent presque toujours dans les contextes variés (civils, politiques…). Peu de temps après, Plaisance lance une direction précise dans ce lieu spécial afin de créer un musée de poésie : le Piccolo Museo della Poesia « Icolmelli » fondé. Le Ministère de la Culture en 2014 l’a proclamé « excellence » et lui a ensuite décrété l’unicité d’abord européenne puis mondiale en 2024.


Il vaut la peine de faire une brève digression historico-critique pour se rappeler l’importance de la future exposition. L’importance du Piccolo Museo della Poesia à son fondateur-artiste et philosophe – qui avait déjà été invité plus tôt par Sabrina De Canio, à une critique du monde à Caorso, le 17 mai 2014, l’inauguration a eu lieu dans le siège de via Pace 5, à Plaisance, et s’est distinguée surtout par la qualité des événements, même en dehors de la sensation de recueillir de la poésie par des interventions d’artistes poètes jusqu’aux expositions d’art. À partir du 5 septembre 2020, le musée a été transféré à l’Oratorio San Cristoforo (via Gregorio X e Via Genoichi), joyau baroque de 1686-90 du projet de Domenico Valmagini et de la coupole peinte par Ferdinando Galli da Bibbiena.
Pour diverses raisons, le Musée a dû déménager dès le printemps 2026, il s’est installé à l’Oratorio di Caorso, propriété de Saliceto di Caorso, de l’Opera Pia Alberoni, restauré par Valmagini.


Dans le cadre de sa mission de pont entre les cultures, le Musée annonce pour la saison 2026-2027 l’exposition de textes du poète sénégalais Babacar Korjo Ndiaye. Ses poèmes seront présentés au public en français et en italien, soulignant ainsi le dialogue entre l’Afrique et l’Europe au cœur de la poésie contemporaine.

La direction est toujours formée de Sabrina De Canio, co-directrice et directrice de la direction internationale, Amedeo Anelli, directeur scientifique, Mauro Ferrari, directeur de la section italienne, et Stefano Grandi, président de l’Associazione Domenicani e Ferrari Caorso. Les autres membres du directoire sont des poètes Roberto Chizzapoldi, Aldino Leoni, Gianni Luigi Lierti, Vincenzo Montoro, Fèuei Tola, Stefano Torre et Lucilla Trapasso.


Le Musée possède plusieurs collections qui remettent au centre la poésie de l’histoire, avec une continuité historique, critique et artistique.
Aujourd’hui, il y a près de 900 volumes (premières et éditions spéciales) ainsi que des manuscrits, également des lettres, des anthologies, des revues et même des livres d’artistes rares. Le Musée a toujours maintenu des contacts avec des poètes vivants qui ont laissé des témoignages et des documents : autographes et écrits de leur main.
Nous nous souvenons de 3 pièces particulièrement importantes : Il Muro degli Angeli, une fragmentation du mur de la maison d’Alda Merini ; Crostonza italiana de Giacomo Leopardi ; Rime di Francesco Petrarca [interprétées par Giacomo Leopardi] ; Viaggio in Italia d’Umberto Saba ; Mediterranée d’Umberto Saba, première édition autographe ; Ossi di seppia d’Eugenio Montale, autrefois propriété de la sœur de la divine Commedia miniature Codice Palatino 313.

Ils sont et seront toujours les directeurs : Sabrina De Canio et Massimo Silvotti
Eux l’ont imaginé et inauguré le 17 mai 2014


Dans le sens des origines, les fondateurs ont voulu transformer la poésie en une « pratique muséale », édifier une « maison » – comme moderne – pour valoriser le poème le plus possible. Au-delà de toute académie et de toute école, le Musée, son personnel et ses écrits ont toujours considéré la poésie comme une expérience absolue, spirituelle, fondamentale pour enrichir et restaurer l’instantané contemporain.

Mais le poète s’accompagne aujourd’hui de ce que nous avons dit, transformant la poésie en une stimulation à l’aventure de la connaissance, en performances et itinéraires didactiques favorisant le dialogue musique-arts visuels-performance.

Musée et Événements


Loin d’un affrontement traditionnel du Musée et des canons prospectifs légués à l’IT. Le Musée démontre que la poésie a été et est une expression d’une dialectique vivante, expressive, car elle léguait une sensibilité individuelle à être commune. L’IA peut être une vue d’ensemble du mouvement expressif, pouvoir être efficace dans la génération de textes, initier et suggérer des métaphores. Mais le poste humain – écho d’une des messages du Musée – est scellé, irremplaçable, car la rencontre pour créer un signifiant à une écriture.

Tant d’invités, de publications rares et de grand prestige
Le Musée a toujours sensibilisé à l’écrit et a appris la valeur absolue de la poésie, non seulement dans son aspect esthétique, mais aussi dans son aspect éthique, biographique, même scandaleux en un silence intérieur où il n’y a pas de puissance intérieure. La poésie est aussi un contre-pensée pour créer un lecteur motivé qui reconnaît en lui une conscience citoyenne.


Le Musée a toujours sensibilisé à l’écrit et a appris la valeur absolue de la poésie, non seulement dans son aspect esthétique, mais aussi dans son aspect éthique, biographique, même scandaleux en un silence intérieur où il n’y a pas de puissance intérieure. La poésie est aussi un contre-pensée pour créer un lecteur motivé qui reconnaît en lui une conscience citoyenne.


Des performances importantes et des expositions ont aussi été mises en place pour la valeur culturelle en impliquant avec des musées et des institutions la communauté : “Urgurante e la Grande Guerra. Lacrobatta sfaccettata” (2015), 3 éditions de “Più poesia” (2016-2017-2018), “La pelle dei Pittori e il sangue dei Poeti” (2017) ; “Il poeta e la Luna” (2019) ; “La marca non silenziosa” (2020), Poésie en réseau, “Ecco l’uomo di Anonimo” (2021), “Cento Poeti per Cento Venti” en l’honneur de Dante (2021) ; “I volti di Paradiso” (2022) ; “dissArti” (2025/2026).


Le Musée a fondé aussi la Biennale Italiana di Poesia pour le 3e (2023 et 2025) qui a connu une limite. Outre la collaboration avec des musées et des institutions publiques dont les Académies de Belle Arti (Bari, Carrara et Lecce), Comunità (Parma et Piacenza), Collegio Alberoni, Conservatorio [Alessandria, Cremona et Piacenza], Galerie d’Art Moderne Ricci Oddi, Musée de Palazzo Farnese et d’autres.

Le projet culturel vise à transformer le Musée en un centre culturel pour relationner le passé avec le présent et faire entrer de nouveaux événements, en évaluant aussi la dimension rituelle et communautaire.